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Nos amies les abeilles

Les mains dans la terre ou en admiration devant une coccinelle, les enfants développent très tôt une certaine curiosité pour la nature et l’environnement. En effet, dès leur plus jeune âge, ils démontrent un grand intérêt à l’égard du monde qui les entoure. Les abeilles font partie de ces insectes qui suscitent l’attention des plus jeunes. Parfois confondues avec les guêpes, elles peuvent susciter la méfiance chez les petits, comme chez les grands… Elles sont pourtant essentielles au fonctionnement de notre écosystème. Intéressons-nous de plus prêt à cet insecte fascinant…

abeille fleur pétales jaunes

Un constat alarmant

Pratiquement toutes les espèces végétales dans le monde ont besoin des insectes pour se reproduire. C’est notamment le cas des espèces qui produisent des fruits et des légumes qui servent à notre alimentation. Malheureusement, cette richesse écologique et alimentaire se trouve menacée par un constat alarmant : dans le monde entier, des populations d’insectes pollinisateurs disparaissent, dont les abeilles, mais aussi les papillons, les bourdons et les guêpes. Les causes de cet effondrement sont diverses : changement climatique, utilisation de pesticides, destruction de leurs habitats, infections virales et parasitaires… Pour contrebalancer ce phénomène inquiétant, il n’existe pas de surface trop petite où entreprendre des actions en faveur de la biodiversité. Chacun, à son échelle, peut agir pour préserver notre environnement.

Les abeilles

Pour prendre conscience du rôle essentiel que jouent les insectes pollinisateurs dans l’écosystème de la planète, intéressons-nous de plus près aux abeilles, ces insectes très surprenants. Probablement apparues en Afrique tropicale, on trouve des abeilles dans le monde entier, exception faite des régions polaires. Cet insecte, qui appartient à la famille des apidae ou abeilles sociales, fait partie des hyménoptères. Il en existe 80 sous-espèces. En Europe, ce sont les abeilles mellifères qui nous donnent du miel. Les apiculteurs les élèvent et récoltent le miel et la cire qu’elles produisent. Les abeilles vivent en colonie. Elles forment une société très organisée, un peu comme une grande entreprise.

La reine : une vraie pondeuse !

Il n’y a qu’une seule et unique reine par ruche. Plus grande que les autres abeilles (elle mesure 22 mm), elle vit environ 5 ans. La reine se nourrit exclusivement de gelée royale et sort de la ruche uniquement pour s’accoupler. Son rôle est de rester dans le nid pour pondre. Elle pond entre 1500 et 3000 œufs dans une journée et chaque œuf est déposé dans une alvéole. Pour la différencier des autres d’un seul coup d’œil, l’apiculteur fait une tache sur son abdomen.

Les mâles

S’il n’y a qu’une reine, il y a plusieurs centaines de mâles présents dans une ruche. Appelés faux-bourdons à cause du bruit de leurs ailes qui fait penser à celui des bourdons, les mâles ne piquent pas puisqu’ils n’ont pas de dard. Leur trompe trop courte ne leur permet pas de butiner et les ouvrières les nourrissent au miel. Si certains fécondent la reine, les autres ont pour mission de maintenir la chaleur et la ventilation dans la ruche.

Les ouvrières

Une ruche se compose d’environ 50 000 ouvrières ! Elles vivent 6 semaines en été et 6 mois en hiver. Mesurant 16 mm, elles se nourrissent de nectar et de pollen. Leurs rôles ? Nettoyer et construire les cellules, nourrir les larves, produire de la gelée royale, fabriquer de la cire, garder l’entrée de la ruche et l’aérer. C’est à 3 semaines qu’elle sortira enfin pour butiner.

Un équipement au top !

L’abeille est très bien équipée pour remplir toutes ses missions. En plus de ses 6 pattes, elle dispose de 5 yeux (3 petits et 2 très gros composés eux-mêmes de 4 à 5000 petits yeux simples). Son jabot (que l’on peut comparer à un petit estomac) lui permet de stocker le nectar. Elle regroupe le pollen sur sa patte arrière, pour pouvoir l’apporter à la ruche. Sa langue peut être comparée à une trompe qui aspire le nectar. Grâce à ses mandibules, cet insecte pince les étamines de la fleur, qui libère le pollen. Si la femelle est la seule à posséder un dard, lorsqu’elle pique, elle s’arrache l’estomac et meurt.

Les danses des abeilles

C’est à l’âge de 3 semaines qu’une ouvrière commencer à butiner. Elle peut parcourir jusqu’à 40 000 km dans son existence et est capable de reconnaitre 700 odeurs différentes de fleurs. Cet insecte, lorsqu’il a repéré un lieu propice au butinage, rentre à la ruche pour prévenir les autres abeilles. Elle se met alors à effectuer une sorte de danse pour indiquer à quelle distance et dans quelle direction se situent les fleurs à butiner. Si les fleurs sont proches, elle danse en rond et si elles sont plus éloignées, elle se met à frétiller.

La ruche

C’est un nid créé par l’homme dans le but d’y élever des abeilles. Sur des cadres en bois, les abeilles cirières construisent les alvéoles avec la cire qu’elles produisent. Au centre, on trouve le couvain : les alvéoles servent de chambre à la reine, aux larves et aux nymphes. Tout autour, on retrouve le stock de pollen et de nectar.

Le travail des butineuses

Le rôle des butineuses est d’aspirer le nectar des fleurs avec leur trompe. Elles stockent ce liquide dans leur jabot et, pour compléter ce savoureux menu, elles récoltent en même temps le pollen, qu’elles rassemblent dans la corbeille, ce creux situé sur leurs pattes postérieures. Le pollen qui est resté sur leurs corps est alors déposé sur d’autres fleurs : il s’agit de la pollinisation. Les fleurs ainsi fécondées donneront des graines ou des fruits. Pour produire 1 gramme de miel, une abeille visite pas moins de 7500 fleurs ! Une fois de retour à la ruche, les butineuses distribuent le nectar aux magasinières, qui l’avalent, puis le recrachent plusieurs fois. Cette substance est déposée par les ouvrières dans les alvéoles, mais elle est trop liquide. C’est à ce moment-là que les ventileuses, qui se placent au-dessus de l’alvéole, entrent en jeu : elles battent alors des ailes pour permettre à l’eau de s’évaporer. La ruche se rafraîchit et le miel peut ainsi s’épaissir. C’est seulement une fois que le liquide a la consistance parfaite que les cirières recouvrent l’alvéole de cire.

Ainsi, les abeilles, à l’image des insectes pollinisateurs, occupent une place importante dans notre écosystème. Aussi, pour mieux les protéger, il est essentiel de nous sensibiliser à leurs capacités extraordinaires…

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